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GéoPolitik - Page 17

  • Hollywood, propagande noire et guerre terroriste

     

    C’est en Californie que l’Empire de l’image possède ses usines, ses laboratoires, ses bases pour la guerre que l’Amérique-Monde livre à l’humanité. Le mot guerre n’est pas excessif car c’est bien de cela dont il s’agit, la culture est en effet une arme de guerre et parmi les plus dévastatrices.

    Autrefois les conquêtes visaient à occuper des territoires, s’approprier des richesses, soumettre physiquement les populations. Soumission des hommes à un ordre étranger qui ne concernait que leur corps et leurs biens. L’on pouvait être esclave et en même temps rester libre spirituellement et moralement. Aujourd’hui les forces qui s’exercent sur les peuples devenus quasi imperceptibles, les vrais pouvoirs n’apparaissent plus sur le devant de la scène, ils s’exercent de façon souterraine, dans les coulisses, au sein de fraternités occultes. Désormais presque toujours, à de rares exception près, dirigeants et politiques ne sont plus que des exécutants, voire de simples marionnettes au service des véritables maîtres et décideurs… lesquels demeurent dans l’ombre, ignorés et inconnus du grand public.

    Mais pour qu’une telle situation ait pu être rendue possible il a fallu au préalable conditionner les masses, déformer leur perception des choses et subvertir l’ordre naturel, renverser les valeurs les plus fondamentales… jusqu’à par exemple leur faire accepter les mœurs les plus déviantes, notamment l’inversion sexuelle, de nos jours devenues des normes sociétales s’imposant à tous… à tel point qu’aujourd’hui le Département d’État américain exerce de fortes pressions sur nombre de gouvernements, notamment africains, pour libéraliser les législations en faveur d’une permissivité extrême. Dans ces guerres de l’esprit Hollywood est au premier rang comme véhicule et diffuseur inlassable des nouvelles “valeurs“, à savoir cette idéologie mortifère, « culture de mort »  naguère dénoncée par le Pape Jean Paul II en 1995 dans son Encyclique “Evangelium vitæ“. Car le Nouvel Ordre Mondial ne se contente plus de la soumission matérielle des Nations, ce dont il est question aujourd’hui, le but poursuivi, est bien la servitude des esprits, l’asservissement des âmes. Hollywood est à ce titre la fabrique d’une vision universelle du monde, totalitaire et mensongère. Un monde massifié, aveugle, celui de termitières humaines que de dirigent quelques poignées d’oligarques obéissant eux-mêmes à de grands initiés et à des lois non écrites, mais toute puissantes.

    De ce point de vue, chacun sait ou a pu empiriquement constater que les conflits ouverts, la conquête des peuples par la force armée, sont toujours actuellement précédés par une intense guerre médiatique visant à diaboliser l’ennemi désigné et à l’isoler sur la scène internationale. Il s’agit de faire accepter le déclenchement des hostilités par les opinions publiques des États belligérants, non pour recueillir leur consentement mais afin de leur faire accepter d’inéluctables sacrifices financiers ou les pertes humaines à venir. Il s’agit également d’isoler le pays et le régime à abattre (l’un ne vas pas sans l’autre) en le discréditant et pour ce faire, en le chargeant de tous les crimes possibles, le plus souvent inventés de toutes pièces. In fine, il s’agit d’affaiblir intérieurement la cible en démoralisant ses populations, en injectant le doute et la peur dans l’esprit de ses élites, en un mot en délégitimant l’État, ses institutions et son gouvernement.

    Cette guerre médiatique préalable a pris désormais une telle importance que celui qui en est victime, s’il ne parvient pas à temps à s’en prémunir efficacement, est à l’arrivée presque assurée de perdre la guerre sur le champ de bataille. Le travail de sape des médias en effet, mine peu à peu les défenses morales, ruine l’esprit de résistance et la combativité des peuples. Quand vient l’heure fatidique, quand les hostilités sont ouvertes et que sont lancés les premiers assauts aériens, que les bombes pleuvent sur les centres névralgiques du pays, quand les missiles de croisières et les drones sillonnent le ciel, la guerre est déjà perdue en grande partie… parce que la vraie bataille, celle de l’esprit et des âmes, a déjà été livrée et perdue. Il y a certes des exceptions, la Syrie en est une qui résiste depuis presque deux années et ce, malgré l’extraordinaire déferlement de mensonges et de désinformation dont elle est accablée.

    Mais cette guerre d’asservissement des âmes n’est pas opportuniste, elle vient généralement de loin. Elle ne commence pas a priori ni avec l’ouverture des hostilités, ni même lorsque la “Communauté internationale“ entreprend d’imposer un embargo ou un régime de sanctions à la future victime, dix années ou plus avant la montée aux extrêmes. C’est très en amont que l’industrie de guerre culturelle s’est mise en marche. Une guerre intellectuelle et spirituelle livrée par tous les moyens de communication audiovisuels et spécialement le cinéma. Celui-ci, puissamment émotionnel, s’adresse aux masses par le truchement de fictions détachées du réel dont l’impact est aussi durable que profond sur le psychisme des foules. Ainsi la machine de guerre culturelle travaille sur le moyen, voire le long terme, c’est à dire sur plusieurs décennies, dès à partir du jour où un pays commence à montrer des réticences à s’intégrer sans rechigner dans la sphère d’influence globaliste anglo-saxonne. Parce que la nouvelle Carthage de Manhattan, associée à sa sœur aînée de Londres, qui se trouve au cœur de la super production « The Dark Knight Rises », a déclaré une guerre totale et impitoyable à tout ce qui lui résiste . Autrement dit tout ce qui a foi en une identité ethnohistorique, une authentique religion transcendante, doit être combattu et éradiqué… c’est une proie qu’il faut dévorer !

    Prenons l’exemple de l’Europe dont l’identité culturelle, la religion, les mœurs ont été sciemment et savamment soumis à l’acide de la contre-culture hollywoodienne afin de conditionner les européens à la fusion dans le grand chaudron mondialiste… cela sous couvert d’une Union purement formelle, juridique, sans réalité charnelle. Maisles mots ne sont pas des choses et la magie de l’image et de la réalité virtuelle, aura été de faire accroire que la fiction est la vérité. En fait l’Europe est une mauvaise fiction, une série “B“, un mauvais rêve et un vrai mensonge qui masque mal le démantèlement systématique des Nations européennes. Les Européens ont été brisés par des guerres successives – la dernière en date étant celle des Balkans entre 1992 et 1999 – et pour le reste progressivement anesthésiés voire lobotomisés par le « rêve américain » (en fait, un cauchemar) que les postes de télévisons déversent chaque jour dans chaque foyer sous forme de séries et de films abêtissant, avilissant, très souvent d’une violence inouïe et prônant l’intégral dérèglement des mœurs et des sens : drogue, ivrognerie sexuelle, dépravation… Chaque jour que Dieu fait les Européens absorbent ce poison, ce qui aura finalement conduit les sociétés européennes au seuil de la mort démographique conséquence d’une décomposition morale et sociale avancée comme aboutissement d’une inversion radicale institutionnalisée de toutes les valeurs sociétales. Des sociétés psychopathiques où l’esclavage est devenu synonyme de libertécomme l’avait si bien vu et prédit George Orwell dans son effrayant récit intitulé « 1984 » !

    L’Europe est tombée dans le marécage globalisant anarcho-libéral. Il importe donc à présent de réduire en Orient les dernières poches de résistance à cet ordre mondial massificateur, niveleur et dissolvant. Décennies après décennies depuis la fin de la Seconde Guerre Mondiale, l’industrie hollywoodienne avec son irrésistible montée en puissance commerciale, va distiller des stéréotypes infâmant, créer et entretenir des légendes, fabriquer et exalter des mythes qui vont saturer et imprégner l’imaginaires collectif… d’abord l’imaginaire conscient et inconscient des peuples occidentaux, mais également, maintenant, celui de la planète toute entière. Dans cette perspective Hollywood va véhiculer des images fallacieuses qui se surimposeront à la réalité. Des images, des associations d’idées, d’authentiques conditionnements pavloviens programmés que l’expérience vécue aura le plus grand mal à démentir. Hollywood a réussi à créer une weltanschauung, une perception du monde dominante que rien ne vient contredire ou contrebalancer de façon décisive, pas même la Toile et les développements spectaculaires qu’elle connaît actuellement !

    Images d’une Amérique combattant soi-disant pour la dignité humaine, la liberté, l’égalité et le modèle social, “valeurs“ qui résument et s’expriment dans prodige que serait la démocratie libérale. À côté de cela, inlassablement, années après années depuis près de soixante dix ans, seront marqués du sceau de la Bête les adversaires ou simplement les critiques de ce “modèle“. Ceux-ci seront “les méchants“ désignés en fonction des besoins idéologiques, géopolitiques ou géoéconomique de l’heure. Sans parler des ennemis permanents, c’est-à-dire ceux dont le système sociétal ne partage pas les valeurs biaisées et faussement universalistes de la “démocrature libéraliste“ ou sont un obstacle à son extension par la force et par la ruse à tous les peuples de la planète.

    L’industrie du loisir, de l’entertainment, du divertissement est en résumé et avant tout une machine infernale destinée à “laver les cerveaux“ à l’insu des consommateurs. Pour ce faire toutes les techniques et les moyens de la publicité, de la “communication“, autrement dit la propagande sont mobilisés dans un seul but : formater la pensée collective des masses. Ces techniques et ces moyens font des progrès constants et bénéficient entre autres des recherches conduites dans les laboratoires universitaires et militaires des États-Unis dans le domaine des manipulations mentales. Notons l’existence de liens très forts entre Hollywood et le Secrétariat américain à la défense, celui-ci offrant d’immenses facilités aux producteurs de films pour l’utilisation des infrastructures et des personnels militaires, en contrepartie d’une écriture ou d’une réécriture en partenariat des scenarii. En clair, Hollywood, dans bien des cas agit dans le prolongement de l’Administration américaine, la coupure entre le pouvoir fédérale et les puissances d’argent n’existant pas aux États-Unis. Pire, nombre d’Agences de renseignements et de guerre subversive disposant d’une certaine autonomie d’action, ceci leur permet de poursuivre, indépendamment du Congrès et du gouvernement, leurs propres objectifs par des voies et moyens inavoués…

    Dès lors que la diplomatie américaine ne renonce pas à l’usage de la force quand les circonstances s’y prêtent ou le requièrent (ce qu’il convient de nommer “smart power“ ou diplomatie armée), l’industrie du divertissement se révèle être un indéniable précurseur des politiques d’influence et de coercition mises en œuvre par le Département d’État. Aujourd’hui les techniques utilisées vont très loin. Elles recourent très souvent à des messages qui passent sous le seuil de la conscience. Images, messages que l’œil, et partant le cerveau, enregistrent sans les percevoir de façon conscientes. Messages dits subliminaux, tels des incrustations de sons ou d’images invisibles au premier abord, mais parfaitement perceptibles au regard averti ou avisé.

    Il est par ailleurs clair qu’en dehors des conditionnements et des opérations de conditionnement psychologiques en accord avec les politiques de communication ordinaire et de propagande pour la préparation ou l’accompagnement des guerres, sont actuellement à l’œuvre des forces moins visibles, des organisations parallèles qui mènent pour leur compte des guerres de l’information, de la désinformation et du conditionnement psychique. Cela au profit d’entités étatiques par le truchement d’administrations ad hoc ou de services spécialisés… ou au profit de groupes de pression qui mènent des politiques et opérations en toute indépendance, ou bien au service de groupes d’influence plus souterrains et plus invisibles encore. Pour illustrer ce propos nous poserons quelques questions auxquelles nous laisseront à chacun la liberté d’apporter des réponses à sa convenance, en signalant à un cas où le hasard semble avoir joué, fort malheureusement, un rôle inédit : celui du film The Dark Knight Rises - Batman - de l’anglo-américain Christopher Nolan.

    Nous savons que les films américains sont innombrables dans lesquels un criminel, souvent un “serial killer“, un tueur en série, balise sont chemin sanglant d’indices tout comme le Petit Poucet du conte de Charles Perrault sème de petits cailloux le sentier qui le mène à l’antre de l’ogre. Nous savons à ce propos que la première sortie du film en question, The Dark Knight Rises, a été marquée par une tuerie à d’Aurora, dans l’état du Colorado… étrangement à proximité immédiate de la ville de Littleton célèbre pour une semblable tragédie, celle de Columbine, intervenue dans un établissement scolaire ! Or de façon incroyable et totalement incongrue le nom d’Aurora apparaît très nettement dans le film The Dark Knight. Ce qui pourrait n’être qu’une coïncidence suscite cependant une immense perplexité lorsqu’au détour des images apparaît également la mention de Sandy Hook - où a eu lieu la tuerie d’enfants de Newtown - sur une carte étalée ! Qu’en déduire a priori  ? Que penser de tels rapprochements, sinon que toute interrogation à leur sujet ne peut que relever du conspirationnisme le plus aigu ! Dans de telles occurrences l’esprit s’autocensure naturellement et automatiquement en s’interdisant tout questionnement ou toute interprétation sur de telles dérangeantes “coïncidences“ ! Pourtant quand on examine attentivement le scénario du film et les thèmes qui y sont développés, l’idée même d’une intervention de l’ange du hasard devient elle-même hasardeuse. On sait que les versions officielles pour les tueries d’Aurora et de Newtown comportent des zones d’ombre, qu’elles sont intellectuellement insatisfaisantes, à tel point que les propos extraordinaires du Républicain Michael Harris accusant un Service étranger d’avoir perpétrer ce crime pourrait prendre tout son sens s’il était avéré que les deux mentions aient pu être intentionnelles. Les deux “signes“ repérables dans le film The Dark Knight Rises  peuvent apparaître en effet pour ce qu’elles pourraient être à savoir des “signatures“, des messages d’avertissement destinés à quelques “initiés“, encore une manière de désigner des cibles pour des exécutants ou des exécuteurs potentiels, ou finalement des “signaux“ porteurs de menaces explicites lisibles par une frange étroite de la communauté du Renseignement ?!

    Tout cela n’est peut-être pas si extravagant que cela puisse paraître de prime abord. La guerre, les guerres se déroulent aussi et d’abord sous la surface des choses avant d’apparaître au grand jour. Des forces invisibles s’affrontent, manœuvrent et manipulent : c’est la grande leçon qui concluait judicieusement le film « Skyfall » du britannique Sam Mendes. Une autre superproduction, celle-là de la série des « James Bond » et non plus des “Batman“, dont l’univers onirique aura tant fait pour accréditer l’idée au sein des masses populaires occidentales et mondiales, à la fois de la prépotence des puissances atlantiques et aussi d’une conspiration mondiale récurrente des forces du mal contre la libre Amérique et le noble Royaume-Uni… dont la mission divine est la défense d’un “Monde libre“ affranchi de toutes les tyrannies de la tradition et de la morale naturelle.

    parcamus
     
     
  • Euro Espoirs de football en Israël

    Euro Espoirs de football en Israël, les droits des Palestiniens piétinés

    Israël accueille du 5 au 18 juin 2013 le championnat d’Europe de football des moins de 21 ans. De nombreuses voix s’élèvent contre l’impunité dont jouit le pays sur la scène internationale et appellent à boycotter l’événement.

    par Olivier Pironetmercredi 15 mai 2013

    « Nous les avons acceptés en Europe et leur avons garanti les conditions d’adhésion (1), ils doivent respecter le message des lois et réglementations sportives internationales, faute de quoi leur présence en Europe n’aura pas lieu d’être. Je vais peser de tout mon poids pour mettre un terme à la souffrance du joueur palestinien, notamment au football. (…) Israël n’a qu’un seul choix : laisser le sport palestinien se développer ou il doit assumer tout seul les conséquences de son attitude » (2).

    Ainsi s’exprimait M. Michel Platini, le président de l’Union européenne des associations de football (UEFA), au sortir d’un entretien avec M. Jibril Rajoub, son homologue de la fédération palestinienne (PFA), le 22 septembre 2010, au siège de l’UEFA, en Suisse. L’ancien footballeur français semblait alors résolu à prendre à bras-le-corps le problème des restrictions sur la liberté de mouvement imposées par les autorités israéliennes aux joueurs palestiniens et celui du blocage par Tel-Aviv des fonds et des équipements sportifs offerts à la Palestine par les donateurs internationaux ou l’UEFA elle-même.

    Pourtant, moins de six mois plus tard, le 27 janvier 2011, Israël se voyait confier par le bureau exécutif — dirigé par le même Platini — de l’instance européenne du ballon rond l’organisation de la phase finale du championnat d’Europe des moins de 21 ans (Euro Espoirs 2013), qui verra s’affronter huit pays du 5 au 18 juin. A l’été 2011, une quarantaine de clubs de football palestiniens signaient une déclaration commune pour faire part de leur consternation de voir Israël « récompensé pour son oppression de [leur] peuple, en toute impunité, par le privilège d’accueillir » la compétition, et demandaient à M. Platini de revenir sur sa décision. Ils entendaient lui rappeler qu’Israël, qui « pratique un mélange, unique au monde, d’occupation, de colonisation et d’apartheid dirigé contre la population indigène, c’est-à-dire les Palestiniens », n’est pas « un pays comme les autres » (3). L’initiative n’a pas permis de faire fléchir M. Platini.

    Le 14 juin 2012, ce fut au tour de Jibril Rajoub de manifester son incompréhension dans une lettre ouverte au président de l’UEFA diffusée par les médias et accueillie froidement par l’intéressé. Le patron de la PFA y évoquait notamment le sort du jeune footballeur gazaoui Mahmoud Sarsak, arrêté par l’armée israélienne au cours de l’été 2009, torturé et incarcéré sans procès ni jugement (lire « Mahmoud Sarsak, une jeunesse brisée »), comme beaucoup des milliers de Palestiniens détenus en Israël (4). Quatre jours plus tard, M. Platini confirmait auprès du président de l’Association israélienne de football (IFA), M. Avraham Luzon, le maintien de l’épreuve dans son pays et se disait certain « que ce sera une belle fête du football, qui, une fois de plus, rassemblera les gens ».

    Le 29 novembre 2012, au lendemain du tirage au sort de la phase finale de l’Euro (qui détermine les poules), il rencontrait le chef de l’Etat israélien, M. Shimon Peres, dans sa résidence de Jérusalem. Trois semaines plus tôt — les 8 et 11 novembre, soit quelques jours avant le début de l’opération militaire « Pilier de défense » contre la bande de Gaza (14-21 novembre 2012, plus de 180 morts du côté palestinien, en grande majorité des civils, dont une cinquantaine d’enfants) —, quatre adolescents étaient tués par des bombardements israéliens alors qu’ils jouaient au ballon rond à Gaza, sans que cela ne suscite aucune réaction de sa part. S’il suit l’actualité, M. Platini aura peut-être été interpellé par la récente décision de l’astrophysicien Stephen Hawking — qui provoque des remous en Israël — de ne plus participer à la conférence internationale placée sous l’égide de M. Peres, « Faire face à demain 2013 », organisée à Jérusalem du 18 au 20 juin, alors qu’il avait dans un premier temps accepté l’invitation lancée par le président israélien. Le célèbre scientifique britannique, qui entend par là protester contre la situation des Palestiniens et l’occupation de leurs terres, a également rejoint le boycott universitaire et culturel d’Israël (5).

    Ironie du sort, la compétition se déroulera, entre autres, dans l’enceinte du stade Bloomfield (ex-Basa), qui fut autrefois celui du club palestinien Shabab Al-Arab de Jaffa, expulsé en janvier 1949 au profit du club israélien de l’Hapoël Tel-Aviv, et dans celle du stade Teddy de Jérusalem, situé tout près du village arabe d’Al-Maliha, vidé de ses habitants en juillet 1948 par les troupes israéliennes et presque entièrement rasé (6). Le stade Teddy est l’antre du club du Beitar Jérusalem, proche du Likoud (droite nationaliste). Ses supporters, ouvertement racistes et violents — deux de leurs slogans favoris sont « Mort aux Arabes » et « Beitar pur pour toujours » —, ont récemment créé la polémique en protestant contre l’arrivée dans l’équipe de deux joueurs tchétchènes de confession musulmane, allant jusqu’à mettre le feu au siège administratif du club, le 8 février dernier — les deux nouvelles recrues du Beitar, qui ne comptait jusqu’alors dans ses rangs que des joueurs juifs, sont systématiquement huées et insultées lorsqu’elles touchent la balle. Pour autant, le cas du Beitar Jérusalem est loin d’être isolé. Le football israélien est fortement touché par le racisme anti-arabe, des « ratonnades » se déroulant même régulièrement en marge des matchs de championnat (7).

    Une coalition européenne d’organisations de défense des droits humains multiplie les actions pour tenter d’attirer l’attention de l’opinion publique et des dirigeants politiques (8). Elles ont mis sur pied la campagne Carton rouge pour l’apartheid israélien afin d’obtenir l’annulation de l’épreuve, sous peine de « renforce[r] le sentiment d’impunité » prévalant en Israël, et ce malgré les violations répétées des droits humains et les crimes commis par son armée à Gaza et en Cisjordanie, qui lui ôtent « toute légitimité à accueillir des événements sportifs internationaux ». La campagne est adossée au mouvement mondial Boycott, désinvestissement, sanctions (BDS), créé en 2005 sur le modèle de la lutte contre l’apartheid en Afrique du Sud, qui avait notamment abouti à l’exclusion du pays de toute compétition sportive. Elle a reçu le soutien de nombreuses personnalités, dont l’intellectuel américain Noam Chomsky, le musicien britannique Roger Waters (ex-Pink Floyd), l’ancienne star française du ballon rond Eric Cantona, ou encore le cinéaste Ken Loach.

    De leur côté, des footballeurs professionnels se sont également mobilisés sous la houlette du Malien Frédéric Kanouté. Celui-ci est à l’origine d’un appel à boycotter l’Euro Espoirs, adressé à l’UEFA le 29 novembre dernier et signé par une soixantaine de joueurs internationaux. Ils y témoignaient notamment de « leur solidarité avec le peuple de Gaza qui vit depuis trop longtemps en état de siège, et dont on refuse les droits humains les plus fondamentaux : la dignité et la liberté. » — certains d’entre eux, parmi lesquels des joueurs de l’équipe de France et l’Ivoirien Didier Drogba, se sont depuis rétractés ou ont démenti faire partie des signataires, à la suite, selon M. Kanouté, de pressions exercées sur eux et sur leurs clubs respectifs (9).

    Rares sont les politiques à s’être saisis de la question, à l’exception notable de Mme Marie-George Buffet. Il y a peu, la députée communiste de Seine-Saint-Denis et ancienne ministre des sports (1997-2002) a adressé un courrier à M. Platini pour dénoncer la tenue du tournoi dans un pays dont les « pratiques » sont « incompatibles avec les valeurs du sport » (10). A notre connaissance, elle n’a obtenu aucune réponse officielle.

    Le 25 janvier dernier, une délégation de militants venus de plusieurs pays (France, Royaume-Uni, Suisse, etc.) se sont rendus au siège de l’UEFA pour réclamer des explications à M. Platini. Ils se sont vus rétorquer que « le sport ne peut se mêler de politique, c’est pourquoi l’UEFA n’envisage pas de prendre des sanctions contre Israël » (11). Michel Platini feint-il d’ignorer que l’Afrique du Sud, pendant le régime d’apartheid (avec lequel collabora Israël, au mépris des sanctions internationales), fut suspendue de toutes les compétitions de football dès 1964, puis exclue des Jeux olympiques à partir de 1970, et n’a pu les réintégrer qu’après l’abolition du système ségrégationniste ? A l’époque, il est vrai, l’Europe avait pris part au boycott économique, académique et sportif du régime de Pretoria, tandis qu’elle fait preuve aujourd’hui d’une grande complaisance à l’égard d’Israël, dont les liens avec l’Union européenne n’ont cessé de se renforcer ces dernières années, malgré la poursuite de l’occupation militaire et de la colonisation en Palestine (12).

    Emboîtant le pas de l’Union européenne, l’UEFA se serait-elle à son tour rangée au principe du « deux poids, deux mesures » ?

    Voir aussi : « Mahmoud Sarsak, une jeunesse brisée ».

    (1) Israël participe aux compétitions de football en Europe depuis 1989, après avoir quitté la Confédération asiatique (AFC) en 1974. Il est devenu membre à part entière de la fédération européenne (UEFA) en 1994.

    (2) Cité dans la brochure On ne peut pas s’en foot  !, CAPJPO - EuroPalestine, Paris, 2012.

    (3) «  Appel des sportifs palestiniens à l’UEFA  », 22 juin 2011.

    (4) Près de 4 900 Palestiniens, dont 236 enfants, sont emprisonnés en Israël, parmi lesquels plusieurs ont cessé de s’alimenter. Certains ont récemment péri en détention, comme Maysara Abou Hamdiya (65 ans), mort d’un cancer le 2 avril dernier, faute de traitement, ou Arafat Jardat (30 ans), décédé le 23 février 2013, après un interrogatoire. Sur la situation des prisonniers palestiniens en Israël, voir les données et informations fournies par l’organisation Addameer.

    (5) «  Stephen Hawking joins academic boycott of Israel  », The Guardian, 8 mai 2013.

    (6) Comble du cynisme, la communauté palestinienne de Jérusalem-Est, victime de la politique discriminatoire menée par Israël, dénoncée en particulier par les Nations unies, a été mise à contribution à hauteur de 100 millions de shekels (60 millions d’euros) pour financer les travaux de rénovation du stade Teddy.

    (7Cf. Todd Warning, «  Israel’s Arab-Free Soccer Team  », Tablet, 14 mai 2012. Lire également Robert Kissous, «  UEFA 2013 – lettre à Michel Platini  », Association France Palestine Solidarité (AFPS), 26 avril 2012.

    (8) Un rassemblement de protestation est notamment prévu à Londres le 24 mai prochain, à l’occasion du congrès annuel de l’UEFA organisé dans la capitale britannique.

    (11) «  Coupe de foot junior en Israël : l’UEFA sommée de s’expliquer  », CAPJPO - EuroPalestine, 26 janvier 2013.

    (12) Lire à ce sujet «  Comment l’Union européenne renforce les colonies israéliennes  », par Alain Gresh, Nouvelles d’Orient (Les blogs du Diplo), 30 octobre 2012.

  • L’esclavage n’est pas que l’affaire des Noirs

    TRIBUNE
    10/05/2013 à 08h17

    Jean-Claude Tchicaya | ex-maire adjoint


    TRIBUNE

    En ce 10 mai, nous voulons rendre un hommage appuyé et une reconnaissance vibrante et républicaine aux femmes et hommes réduits en esclavage, célèbres, anonymes ou mis dans l’anonymat, qui ont participé à leur propre libération et à celle de la France et de la République.

    La loi du 10 mai 2001 reconnaît la traite négrière et l’esclavage comme crime contre l’humanité.

    Donc cela nous appelle à une reconnaissance politique du combat de ces héros de notre démocratie tous les 10 mai, reconnaître en ces femmes et hommes, esclaves ou non, tous leurs alliés actifs, célèbres ou non, blancs ou non, leur combat pour la liberté, pour la justice, pour la démocratie, pour l’égalité, pour le droit de vivre autrement que sous la férule et sous le joug des maîtres et des lois abjectes.

    Durant plusieurs siècles, la souffrance, l’injustice à son paroxysme étaient les compagnes obligées de ces êtres humains.


    Plan d’un navire de la traite négrière, musée d’histoire de Nantes (SALOM-GOMIS SEBASTIEN/SIPA)

    Durant ces longs siècles, les esclaves ont éprouvé toutes les stratégies possibles, peu ou prou, pour résister, combattre, lutter contre l’avilissement, les coups de fouet, les humiliations, l’exploitation économique et physique, les nombreux viols, de la traversée en galères aux plantations, l’exigence du reniement d’eux-mêmes, de leur nom, de leur identité, de leur religion, de leurs cultures.

    Leur couleur était associée politiquement et juridiquement à l’inégalité des dites « races », organisée par un code noir, le code juridique le plus terrifiant qu’ait engendrée notre République, écrit par Colbert à la demande de Louis XIV.

    Ce code noir a rencontré beaucoup d’assentiment mais il a aussi, par ces articles, innommables d’inhumanité, aux effets concrets directs sur la vie des esclaves, déclenché des oppositions et non des moindres, des révoltes, des solidarités mais malheureusement, c’est bien l’assentiment qui a rassemblé la majorité de nos concitoyens.

    Et pour ceux et celles qui veulent se cacher derrière le petit doigt de l’époque ou du contexte, nous ne devons pas oublier que chaque minute, chaque jour, chaque année, chaque décennie, chaque siècle, réduits en esclavage ou non, des gens s’y sont opposés au péril de leurs vies.

    Ombres et de lumières

    Oui, notre histoire est faite d’ombres et de lumières.

    Pour certaines de ces lumières apprises à l’école, qui ne sont pas sans positions contradictoires, ambivalentes voire coupables et qui ont même organisé et convoqué le regard des uns et des autres pour installer dans l’esprit des gens, le racisme et le relativisme culturel, le complexe d’infériorité et de supériorité et passaient de l’esprit à la loi, souvent de manière simultanée.

    Oui, notre Histoire est faite de moments glorieux et de moments ignominieux.

    Le dire est se référer aux faits. Il n’y a pas de coupables héréditaires ni de victimes héréditaires mais il y a un héritage que l’on doit tous s’approprier.

    Nous réitérons notre hommage et reconnaissance quelle que soit notre couleur, catégorie sociale, religion ou non, du combat pour la liberté de toutes ces femmes et hommes.

    Pas de concurrence de mémoires

    Ce n’est pas l’histoire des Noirs contre celle des Blancs ou seulement une histoire de Noirs, comme cela est malheureusement trop souvent perçu.

    Il s’agit bien de l’histoire de France, de l’Europe, du monde car il y a quatre siècles, ce trafic à bouleversé le monde sur le plan humain, politique, géographique, juridique, philosophique, scientifique et dans bien d’autres domaines.

    Et dans notre monde, le continent le plus meurtri fut l’Afrique et ceci n’est pas sans conséquences actuellement.

    Ce texte n’est ni victimaire, ni doloriste, ni en concurrence de mémoires car mettre des mémoires en concurrence serait d’une incroyable indécence. Il y a un devoir d’Histoire, de justice, de vérité afin d’en traquer les avatars, les effets et les conséquences dans notre société, sans anachronismes.

  • Quand frappent les drones

    Analyse. En janvier dernier, le Rapporteur spécial de l’ONU pour les droits de l’Homme et le contre-terrorisme a annoncé l’ouverture d’une enquête sur l’utilisation de drones au regard du droit international. Au Yémen, ces avions sans pilote, utilisés depuis 2002 par les États-Unis pour éliminer de présumés combattants de la nébuleuse Al-Qaïda, suscitent la controverse.

    « Toutes les mesures prises au nom de la lutte antiterroriste ou d’autres défis sécuritaires au Yémen doivent avoir à cœur la protection des droits humains », selon Malcolm Smart, ancien directeur du programme Moyen-Orient et Afrique du Nord d’Amnesty International. Or, il semble que cette nécessaire vigilance au respect des droits fondamentaux ne soit pas suffisamment prise en compte par la politique américaine au Yémen. Le principal aspect de cette politique concerne la lutte antiterroriste contre la nébuleuse Al-Qaïda. Depuis la fusion des branches saoudiennes et yéménites en 2009, les États-Unis ont en effet placé le Yémen en tête de leurs priorités, allant jusqu’à décrire le pays comme la principale menace contre les intérêts américains dans le monde.

    Cette politique poursuivie par Barack Obama se fonde essentiellement sur l’utilisation des drones, des avions militaires sans pilote qui font partie de l’arsenal des robots militaires de plus en plus employés dans les zones de conflit.

    135149_Hermes_450_UAV_used_for_reconnais Drone Hermes 450 © Robin Ballantyne / Omega Research Foundation, sourced through Mispo.org

    La première frappe d’un drone au Yémen, en 2002, fut suivie d’un partenariat étroit entre l’administration américaine et le régime du président Saleh, pour lequel cette coopération signifiait d’importants gains financiers.

    Depuis le début du mandat d’Obama à la Maison Blanche, les frappes de drones ont augmenté de façon très significative en nombre et se sont étendues à plusieurs parties du territoire. Ces frappes sont dirigées à la fois par la CIA et le Pentagone, de façon indépendante, sans aucune transparence quant au processus, aux critères de décision, au mode d’établissement des « kill-list ». Tandis que les drones offrent des avantages indéniables pour les Américains, tels que l’absence de troupes au sol, une plus grande précision comparée aux frappes aériennes traditionnelles, et un effet psychologique sur les groupes armés, leur utilisation pose également de nombreuses questions d’ordre éthique, humanitaire et légal.

    Civils ou combattants

    « Selon le droit international, il y a une présomption de statut de civil et non de combattant. Il faut donc que celui qui intervient militairement prouve que vous participez directement aux hostilités, expliquait en mars dernier Stuart Casey Maslen, directeur de recherches à l’Académie de droit international humanitaire et de droits humains à Genève*, Pourtant, la politique des États-Unis en la matière semble plutôt fondée sur la présomption de militant s’agissant des cibles potentielles. Ils ont donc inversé la charge de la preuve et parlent de Signature Strikes, des assassinats fondés sur de seuls “indices concordants” ». Auparavant, toutes les frappes visaient en effet un individu clairement identifié et dont les activités avaient été prouvées par le renseignement. Désormais, une personne « au comportement suspect » est susceptible d’être visée, même en l’absence de toute autre information sur son identité ou ses activités. De plus, tout individu masculin tué lors une frappe sera compté comme un membre de groupe armé et non comme civil, sauf s’il est prouvé qu’il était innocent de façon posthume. Cette nouvelle politique de Signature strikes, à laquelle s’ajoute la qualité incertaine du renseignement au sol, accroît la probabilité d’erreur causant des victimes civiles.

    CarteYemen_0.jpg Carte du Yémen © Afdec

    Le traitement médiatique de l’utilisation des drones laisse également perplexe. Tandis que leurs effets controversés sont désormais discutés, les Unes des principaux médias internationaux continuent de « vanter » leurs mérites, parfois à tort. Ainsi, le 17 décembre 2009, la presse internationale faisait état de 34 membres supposés d’Al-Qaïda tués par une frappe américaine : il s’agissait en réalité de 41 civils, dont 14 femmes et 21 enfants. De façon similaire en septembre 2012, les « dix militants [de groupes armés. ndlr] tués par un drone » se révélaient être des civils.

    L’effet boomerang des drones

    Les questions de la souveraineté yéménite, des victimes civiles et de la légalité de telles actions contribuent à rendre contre-productive cette politique américaine, selon certains analystes. En effet, il semblerait que les cibles éliminées soient rapidement remplacées, tandis que le montant des destructions et des victimes servent d’outil de recrutement par Al-Qaïda auprès de la population. Alors que l’on estimait à quelques centaines le nombre des membres de groupes armés liés à Al-Qaïda en 2011, les derniers chiffres de la CIA font état de quelques milliers. Il serait inexact d’attribuer cette nette augmentation à la seule utilisation des drones, mais le sentiment antiaméricain et le nombre de manifestations contre la politique américaine sont autant d’indicateurs du potentiel recruteur d’une telle politique pour les groupes armés.

    Les supporters des drones rétorquent qu’il n’y a pas d’alternative efficace. Même si ce point est discutable, il existe néanmoins des éléments permettant de limiter l’aggravation de la situation : des excuses officielles et une compensation pour chaque erreur ayant entraîné la mort de civils – comme c’est le cas en Afghanistan ou au Pakistan – une plus grande transparence quant à l’ajout de personnes sur les kill-list, un suivi plus étroit de l’aide militaire apportée à un régime corrompu, etc. Sur le long terme, un soutien plus efficace et une aide directe à la population pourraient s’avérer le meilleur moyen de lutter contre l’extrémisme. Pour certains Yéménites, les millions dépensés pour l’organisation des élections présidentielles de 2012 ou pour le dialogue, tandis que près de la moitié de la population est en insécurité alimentaire, sont perçus comme un signe de l’indifférence de la communauté internationale quant à la gravité de la situation au Yémen.

    Benjamin Wiacek pour La Chronique

    *Courrier international, 12 mars 2013

    Consultez le sommaire complet de La Chronique du mois de mai sur http://www.amnesty.fr/Informez-vous/Les-actus/Le-magazine-La-Chronique-de-mai-est-sorti-8406

  • La reconquête citoyenne

     

    L’espoir fait vivre.

    La crise semble interminable et aucune lueur d’optimisme nous est donnée pour penser qu’elle finira sous peu. La crise est systémique, inhérente au système, et ne pourra donc finir que mal…Dans toute chose malheur est bon dit-on, alors peut-être que cette crise sera le détonateur pour retourner aux vraies valeurs humaines qui importent à chacun d’entre nous.

    La solidarité est la seule opposition à la volonté destructrice.

    La solidarité est la seule opposition à la volonté destructrice.

     

    La crise est inhumaine de par son ampleur dévastatrice et sa propension à frapper durement les plus pauvres, les plus modestes, les plus fragiles d’entre nous, alors qu’elle favorise outrancièrement les plus riches, les plus favorisés, les plus forts. Cette dichotomie sociétal nous mène droit à la rupture il ne peut en être autrement. Cette rupture peut avoir deux conséquences fortes et opposées: une guerre civile ou la construction d’une nouvelle société.

    La guerre civile et plus largement une guerre mondiale, est la volonté de l’oligarchie dominante pour sceller la rupture sociétal. Les riches ne veulent plus assumer les pauvres, les pauvres ne peuvent plus encaisser les riches. Pour « libérer de la place » dans la pyramide sociale rien de tel qu’une bonne guerre. On remplacera par des humains d’importation, du bétail que l’on fera venir par routes mal famées d’Afrique et qu’on embarquera sur des embarcations de fortune à qui l’on demandera de railler la terre promise européenne. Remplacer une classe de pauvres mais ayant une certaine éducation entrainant une conscience claire de leur situation sociale dans la société, par une classe d’esclaves immigrés ne parlant parfois même pas la langue du pays d’accueil n’est que bénéfice pour cette classe oligarchique capitaliste et mondialiste. Elle a beau jeu de dénoncer le racisme lorsque les pauvres s’opposent à l’arrivée de vague migratoire incessante qui de plus ne s’intègre nullement, ou très peu, à la culture française.
    Le réel bénéfice c’est que les esclaves sont prêts à tout pour survivre et savent se contenter de peu. Les pauvres, eux, aspirent au moins à la dignité et même cela on leur refuse. En mettant en contact les pauvres et les esclaves ont travaille à l’érosion du lien social indispensable dans une société humaine responsable. On crée les conditions du racisme nécessaire à la future guerre civile que l’on prépare avidement. Tout est fait pour diviser surtout que dans les mêmes temps on rogne sur les prestations sociales, on augmente la précarité salariale, on repousse le droit à la retraite, on fait des coupes dans le budget de la santé, on privatise les droits élémentaires,…bref on repousse toujours plus loin les conditions de l’indignité.

    Les pauvres, qui au départ ne l’étaient pas toujours, pourraient avoir la haine facile contre ces esclaves mais quel bénéfice pour eux au final si ce n’est la lente descente aux enfers? C’est là le piège que nous tend notre oligarchie notamment à travers la stigmatisation de l’Islam qui est la religion majoritaire de ces nouveaux arrivants. Attiser la tension religieuse amène le soufre satanique. Bien sûr nous avons une identité culturelle et religieuse à défendre, ce sont nos racines, mais la montée de l’Islam en France n’est que la conséquence d’une volonté oligarchique. Plus il y aura d’immigrés islamiques, plus il y aura de tensions, plus les pauvres se taperont dessus entre eux, et moins ils s’occuperont des affaires de l’état, de LEUR état, de LEUR société.

    Du moins c’est ce qu’ils espèrent! Mais l’âme humaine de ce XXI ème siècle reflète quand même le poids de l’histoire. On sait dans nos fibres culturelles ce que représente une révolte populaire avec les dégâts que cela entrainent. On sait que cela finit toujours mal pour celles et ceux qui en viennent aux armes car la force est TOUJOURS du côté de l’oligarchie car elle détient le nerf de la guerre: l’argent. Ce combat est donc perdu d’avance si on se décide à la suivre.
    En fait le vrai chemin, la voie à suivre, est celui de reconstruire du lien social, une société humaine, sans eux. Avec des valeurs humaines simples et compréhensibles par tous: le respect, la dignité, les droits et les devoirs, … Cette société-là n’est pas une utopie elle est à notre portée et elle a d’ailleurs déjà commencée. Il existe des embryons de micro-société, d’entraides solidaires et citoyennes, qui fait qu’on pourrait avoir la possibilité de désamorcer les plans de guerre de l’oligarchie faute de combattants.

    Si on décidait de faire tout l’inverse de ce à quoi elle nous prépare? Si au lieu de nous déchirer entre nous on commençait à créer des filières de solidarité ne serait-ce qu’avec notre entourage, notre famille, nos amis? Si on comprenait qu’il existe des choses beaucoup plus importantes que de se battre pour ce Dieu? Oui chacun de nous avons une théorie sur la vie, l’univers, Dieu mais cela vaut-il le coup de se battre pour l’imposer aux autres? C’est ce que l’on fait depuis que ce livre biblique a été écrit non? Et puis l’argent fait-il vraiment le bonheur? Est-ce l’essence même de la vie? Est-ce vraiment notre raison de vivre? Il y a matière en tout cas à  profiter de « l’opportunité » de cette crise systémique pour construire une société véritablement humaine.

    Un exemple de mouvement citoyen qui nait de la dureté des circonstances et qui commence à imposer sa « loi » aux autorités:

     

                    Mis en ligne par : News360x

    Publié par : le citoyen engagé

     
     
     
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    Samedi 3 novembre 2012

    sandy_fake.jpg<< L’ouragan Sandy, rapidement rebaptisé Frankenstorm, a atteint NewYork avant-hier, y causant aussitôt une dizaine de morts. Le quotidien Libération a alors publié un article titré Sandy touche terre et fait ses premières victimes, ce qui semble un peu léger, puisqu’avant d’atteindre la côte Est des États-Unis, le cyclone a tout de même fait au moins soixante-quinze morts dans les caraïbes, dont cinquante sur la seule île d’Haïti1. >>

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    Publié par : le dernier des blog

    via : les mots ont un sens

     
     
     
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    Mercredi 19 septembre 2012

    Un monde sans oiseaux serait bien triste, je vous invite

    à aider ceux qui nous font l'honneur de rester pour nous

    accompagner cet hiver à se nourrir et à s'abriter !

    Merci pour eux.

     
     
     
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    Mardi 28 août 2012

     

                 
    mis en ligne par : joetke
    publié par : Vérités et mensonges
     
     
     
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    Samedi 4 août 2012

    Sinkholes.jpg<< Je remarque, particulièrement dans les derniers jours, et depuis les deux dernières années, un nombre incroyable d'affaissements (sinkholes) de la route ou de partie de sol dans différentes régions du globe. À presque tous les jours, les médias rapportent ce type de phénomène, la plupart du temps associé à des bris de canalisation d'eau. Ces bris de tuyauterie souterraine, selon les explications données, sont causés par des pluies diluviennes. >>

    article et vidéos....

    publié par : conscience du peuple

     
     
     
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