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Economie - Page 20

  • Espagne : le code pénal VS Indignés

    Espagne : le code pénal de Gallardón s’acharne sur les Indignés


    Traduit par E&R pour Égalité & Réconciliation

    Alberto Ruiz-Gallardón, ministre espagnol de la Justice

     

    © Inconnu
    Alberto Ruiz-Gallardón, ministre espagnol de la Justice

    Juges Pour la Démocratie (JPD) dénonce le passage d’un « État social à un État pénal ». L’association critique la criminalisation de l’occupation symbolique des banques ou de la lutte contre les expulsions.

    Le code pénal de Gallardón (NDLR : Alberto Ruiz-Gallardón est le ministre espagnol de la Justice depuis 2011) s’attaque avec acharnement aux indignés via la criminalisation d’activités qui n’étaient pas jusqu’ici considérées comme délits, tels l’occupation symbolique et pacifique des banques, les chaînes humaines opposées aux expulsions ou les appels à manifestations via les réseaux sociaux dans certaines conditions. Selon le représentant de JPD, Joaquim Bosch, la combinaison d’amputations sociales et de l’approbation du cadre pénal le plus sévère d’Europe permet d’affirmer que l’Espagne est en train de passer d’un « État social à un État pénal ».

    Bosch en arrive à cette conclusion suite à l’analyse des nouveaux délits et de l’aggravation des peines prévues en réponse aux actes illégaux définis dans le chapitre concernant les notions de trouble à l’ordre public, d’attentat et de résistance à l’autorité. Ainsi précise-t-il qu’un nouvel article ajouté au projet initial, le 557 ter, prévoit une peine de prison allant de trois à six mois ou une amende mensuelle [1] de six à douze mois à l’encontre de « ceux qui, agissant en groupe, envahissent ou occupent, contre la volonté du responsable des lieux, le domicile d’une entité publique ou privée, un bureau, une agence, un établissement ou local, même si ceux-ci sont ouverts au public, et provoque de ce fait une perturbation de son activité normale ».

    Pour le représentant de JPD, le propos est ici de punir les occupations de banques ou d’organismes publics qui s’effectuent pourtant la plupart du temps dans le cadre de revendications pacifiques, raison pour laquelle le juge trouve « ouvertement disproportionné » de sanctionner de telles actions par une peine de prison.

    Toujours en référence à la criminalisation d’agissements de citoyens mécontents ou indignés, Bosch évoque également le nouvel article 560 bis, qui sanctionne de trois mois à deux ans de prison ou d’une amende mensuelle de six à vingt-quatre mois ceux « qui, agissant individuellement ou avec l’aide de l’action de tiers, interrompent le fonctionnement des services de télécommunication ou des moyens de transports publics et perturbent gravement en ce sens la prestation normale du service ».

    Le représentant de l’association progressiste de juges et magistrats affirme qu’il s’agit là de mesures destinées « à criminaliser la contestation sociale » et « disproportionnées » qui ne devraient pas figurer au code pénal.

    Bosch insiste aussi sur le fait que le délit d’attentat tel qu’il est rédigé dans le nouveau code « est suffisamment confus pour que l’on puisse y inclure des cas de protestations pacifiques comme les chaînes humaines organisées en vue d’empêcher les expulsions ».
    L’article 550 précise :
    « 1 : Est accusée d’attentat toute personne agressant ou, par intimidation ou violence, s’opposant avec résistance à l’autorité, à ses agents ou fonctionnaires publics ou s’attaquant à eux dans l’exercice de leur fonction ou en relation avec elle.
    2 : Les attentats seront sanctionnés de peine de prison allant d’un an à quatre ans et d’une amende mensuelle de trois à six mois si l’attentat vise un représentant de l’autorité et de six à trois ans de prison dans les autres cas. »

    De plus, « une peine d’un an à six ans de prison et une amende mensuelle de six à douze mois sera infligée » en cas d’atteinte portée à un membre du gouvernement, des Conseils de gouvernement des communautés autonomes, du Congrès des députés, du Sénat ou des Assemblées législatives des communautés autonomes, des corporations locales, du Conseil général du pouvoir judiciaire, des magistrats du tribunal constitutionnel, des juges, magistrats ou membres du Ministère fiscal.

    Source: sott.ne
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  • Manifestation anti-austérité à Madrid

    Manifestation anti-austérité à Madrid: « Ils nous prennent tout, démission! »

    © ap.

    Des milliers de manifestants ont défilé samedi soir dans le centre de Madrid vers le Congrès des députés espagnols, aux cris de « démission », pour protester contre le budget 2013 du pays et la politique d’austérité menée par le gouvernement de droite.

     

    Répondant aux appels des « indignés », les manifestants étaient encadrés sur le parcours par des dizaines de fourgons de police, le défilé n’ayant pas été officiellement annoncé.

    « Ils ne nous représentent pas », « plus d’éducation, moins de policiers », « rejoins-nous, ne nous regarde pas », « démission », criait la foule massée derrière une grande banderole blanche sur laquelle on pouvait lire: « Non aux coupes budgétaires ».

    Un actif sur quatre au chômage
    « Je suis d’en bas, du peuple. Je suis venue manifester parce qu’ils nous prennent tout, la santé, l’éducation, les maisons », raconte Sabine Alberdi, une manifestante de 50 ans en évoquant les coupes budgétaires qui étranglent une large partie de la population, les expulsions de propriétaires surendettés qui se multiplient dans le pays où un actif sur quatre est au chômage.

    150 milliards d’économies d’ici 2014
    Depuis un mois, la mouvance des « indignés » a pris l’habitude de manifester aux abords de la Chambre des députés, sous le mot d’ordre « Cernons le Congrès », pour protester contre le budget 2013 en cours d’examen au Parlement, qui prévoit des économies pour un montant de 39 milliards d’euros. Au total, le gouvernement de Mariano Rajoy prévoit d’économiser 150 milliards d’euros entre 2012 et 2014 pour redresser les comptes publics.

    Lourds sacrifices
    Cette politique, qui inclut des baisses de salaires et des indemnités chômage, des hausses d’impôts, notamment de la TVA, des coupes dans la santé et dans l’éducation, impose de lourds sacrifices à de nombreux Espagnols.

    Source: 7sur7.be

  • Les entrepreneurs proposent une baisse du coût du travail

     

    Il fallait bien que le sujet soit abordé! Vous pensiez réellement que nous allions y échapper?

    Les dirigeants des plus grandes entreprises privées françaises proposent au gouvernement socialiste, dans les colonnes du Journal du dimanche, un « pacte pour relancer la croissance et l’emploi » prévoyant notamment une baisse du coût du travail.

    « La France doit se transformer en profondeur. Il est urgent d’agir maintenant et collectivement. Nous préconisons une réponse globale adossée à des mesures simples et concrètes », écrivent-ils dans le JDD sous la forme d’une mise en garde.

    Pour ces grands patrons, « avec une dépense publique record de 56% du PIB, nous sommes arrivés au bout de ce qui est supportable. L’Etat doit réaliser 60 milliards d’euros d’économies (trois point de PIB) au cours des cinq années à venir ».

    Pour renforcer la compétitivité des entreprises, il faut baisser le coût du travail d’au moins 30 milliards d’euros sur deux ans, en réduisant les cotisations sociales qui pèsent sur les salaires moyens (2 smic et plus), affirment ces grands patrons.

    Pour eux, ce transfert serait financé pour moitié par un relèvement de la TVA de 19,6% à 21% (la moyenne européenne) et l’autre moitié par une baisse des dépenses publiques.

    S’agissant de la gouvernance des entreprises, les grands entrepreneurs proposent de renforcer le code Afep-Medef en soumettant les rémunérations des dirigeants à un vote consultatif des actionnaires lors de l’assemblée générale annuelle.

    Ils suggèrent également de créer un Haut Comité du gouvernement d’entreprise habilité à intervenir auprès des conseils d’administration et de limiter à deux le nombre de mandats d’administrateurs pour les dirigeants mandataires sociaux.

    Source: Reuters

  • L'INDIGNÉ ESPAGNOL, CE BALOURD

    Désolé pour la mise en page;

     
     

    60 blessés, dont 27 policiers: n'allez pas nous déranger pour si peu. Même après des heures de violents affrontements avec la police, aux alentours du Parlement, le manifestant madrilène indigné ne fait pas la Une des radios du matin. On le remise dans les profondeurs du journal de France Inter, loin loin loin derrière "l'évènement de la nuit": les soupçons de trucage d'un match de handball. Il a droit à quelques phrases, en passant. Pas d'envoyé spécial haletant, en direct. Pas de bilan minute par minute. Pas de micro-trottoir. On en a même oublié son petit nom si pittoresque, indignado. On est poli: on ne le passe pas entièrement sous silence. On le reçoit, mais en bout de table.

    Certes, l'Indignado fait valoir ses droits à la médiatisation. Il tentait d'accéder au Parlement, ce n'est pas rien; il a préparé sa manif de longue date sur Twitter, c'est moderne; il est le sujet d'une iconographie abondante, ça pourrait aider; il bat tous les records européens de précarité, c'est notable; la police a tiré des balles en caoutchouc, c'est douloureux: autant de bons points, qui le sauvent de l'oubli total, et lui ouvrent des droits à la médiatisation minimum. Mais quel balourd: il a le malheur d'être à contretemps. La crise est entre parenthèses. Lémarchés regardent ailleurs. En tous cas, ailleurs qu'en France, c'est l'essentiel: pensez donc, les choses vont si bien que la France gagne même de l'argent en empruntant. On y reviendra, bien entendu, mais plus tard. Repassez le mois prochain.

    L'indigné madrilène n'y met pas du sien. "Non aux privilèges des politiciens" "démocratie économique"proclament ses pancartes. Il proteste banalement contre les "marchés financiers". «La troïka (Commission européenne, BCE et FMI, ndlr) et les marchés financiers ont pris en otage la souveraineté populaire, avec le consentement, et la collaboration de la majorité des partis politiques» dit-il. Bref, totalement à côté de la plaque,comme le fait remarquer avec une ironie amère une journaliste...de France Inter. Un petit "Allah Akhbar", quelques barbes, et il ferait la Une de la presse européenne. Ce n'est pourtant pas compliqué.

    Indignados

    Mise à jour, 12h: Patrick Cohen nous fait savoir que le journal de 7 heures 30 de France Inter (à l'heure où le matinaute matine ailleurs) s'est ouvert par un reportage à Madrid.



  • CHOMSKY SOUTIENT OCCUPY WALL STREET


    Par Gilles Klein le 26/10/2011

    Désolé pour la mise en page;

     
     
     
     
     

    L'intellectuel américain Noam Chomsky apporte son soutien au mouvement Occupy Wall Street. Le magazine canadien Adbusters, qui avait lancé le premier, cet été, l'appel à occuper Wall Street, invite lui à une manifestation internationale samedi, à quelques jours du sommet du G20 à Cannes.

    Noam Chomsky, intellectuel radical connu pour ses critiques de l'impérialisme américain et de l'insidieuse propagande qui s'exerce dans les médias des démocraties occidentales (nous l'avions présenté ici), a apporté samedi à Boston son soutien au mouvementOccupy Bostonsignale le site de l'hebdomadaireDigBoston.

    Chomsky s'est rendu à Dewey Square, un parc situé face au bâtiment de la banque de la réserve fédérale, où le mouvement local a commencé le 30 septembre dernier.

    Chomsky

    Son intervention, qui avait été annoncée, a attiré des milliers de spectateurs. "Ce mouvement est spectaculaire. C'est sans précédent. Je ne me souviens pas qu'il y ait jamais eu quelque chose comme ça", a estimé Chomsky. Si les associations qui ont lancé ces rassemblements peuvent tenir pendant une longue et dure période -parce que la victoire ne viendra pas rapidement- cela pourrait vraiment se révéler être un événement historique, un moment important de l'histoire américaine." Il a ensuite évoqué la classe ouvrière, puis les banques : "Avant 1970, les banques étaient des banques. Elles faisaient ce que les banques sont supposées faire dans l'économie capitaliste. (...) Cela a changé depuis." 

    Il considère par ailleurs que si Washington se concentre sur le déficit de l'Etat, "pour le public, le déficit n'est pas vraiment le problème", car il est plus préoccupé par le chômage.

    A L'ORIGINE DU MOUVEMENT, LE MAGAZINE CANADIEN ADBUSTERS

    Alors que le mouvement Occupy Wall Street a essaimé depuis New York vers les quatre coins des Etats-Unis, avec plus ou moins de succès, Libération rappelle que c'est un magazine canadien, Adbusters, qui est à l'origine du mot d'ordre ayant déclenché le mouvement, et qu'il a lancé un appel à une journée internationale d'action, samedi 29 octobre.

    "On lui devait de nombreux détournements de pubs et l’invention du «Buy Nothing Day». On lui doit maintenant, sur Twitter, le hashtag (le mot-clé) qui, depuis le 17 septembre, a changé le Zuccotti Park de New York en un lieu de contestation permanente : #occupywallstreet, écrit LibéVingt ans après sa fondation, le magazine canadien Adbusters espère avoir semé les germes d’une nouvelle révolution mondiale."

    Le magazine a été fondé par Kalle Lasn, qui "a vécu Mai 68 à Paris et se dit volontiers influencé par le mouvement situationniste". Le blog d'Adbusters a lancé, le 17 octobre, un appel pour manifestation mondiale, le 29 octobre, juste avant le G20 qui se déroulera à Cannes les 3 et 4 novembre: la #RobinHood Global March, pour obtenir la création d'une taxe de 1% sur toutes les transactions financières.

    Adbusters Adbusters

    Relisez donc notre article consacré au mouvement et à sa montée en puissance médiatique.