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Une rumeur : La masturbation à l’école

 

3/09/2014

Nous venons de recevoir une brochure intitulée « Questions d’ados » accompagnée de la lettre suivante :

Bonjour Madame Farida Belghoul
Nous vous adressons ce document distribué l’an dernier aux collégiens dans plusieurs établissements de l’académie de Versailles. Nous vous ferons parvenir tous les documents que nous rencontrerons lors de cette année scolaire 2014/2015, nous pouvons craindre avec « Monsieur Vallaud-Belkacem » la multiplication de ces publications.
Félicitations pour votre combat, votre courage, vous êtes un exemple pour nos familles, notre patrie.
Recevez nos salutations distinguées.

Deux enseignants de l’académie de Versailles qui vous suivent avec beaucoup d’attention.

Publiée par le Ministère de la santé en 2007, actualisée en 2008, officiellement distribuée à l’école, cette brochure affiche dans la rubrique « Adresses utiles », page 53, la Ligne Azur recommandée aux adolescents se posant des questions sur leur « orientation sexuelle ».

Nous dormions.

Le sommaire recense les questions traitées dont voici quelques exemples remarquables. Les réponses sont des joyaux intellectuels, spirituels et pédagogiques :

« Comment savoir si une fille ou un garçon a du désir sexuel ? », page 22.
Réponse : « (…) elle ou il peut rougir, être en sueur, la pointe de ses seins peut durcir chez la fille. Au niveau de la vulve, le clitoris se raidit (c’est une forme d’érection), les lèvres gonflent et le vagin se dilate, un lubrifiant naturel va progressivement tapisser l’intérieur du sexe (les sécrétions vaginales), ce qui facilitera la pénétration. Certains appellent cela « mouiller ». Chez le garçon, au niveau génital, la verge se raidit et s’allonge, le gland se décalotte et rougit, cela s’appelle « bander ». Du liquide séminal peut apparaître au bout du sexe. »
« C’est quoi la masturbation ? », page 20.
Réponse (à noter que celle-ci apparaît dans la silhouette d’une main) : « La masturbation, ce sont des caresses (souvent par va-et-vient, frottement, pression…) au niveau des parties génitales (pénis du garçon, vagin ou clitoris de la fille) qui procurent du plaisir ou un orgasme (…) Les caresses sont souvent accompagnées d’images ou de scènes érotiques qui défilent dans la tête. Cette pratique sexuelle solitaire ou en couple est assez fréquente et peut contribuer à l’apprentissage (sic) du plaisir. A l’âge de 18 ans, 93% des garçons et 45% des filles déclarent s’être déjà masturbés. »
« Comment faire l’amour sans pénétration ? », page 25.
Réponse : (…) Pour les filles, des caresses avec un doigt humide, la bouche ou la langue, au niveau de leur clitoris et sur l’ensemble de la vulve peuvent leur procurer un orgasme. On peut caresser le pénis du garçon avec la main, la langue ou la bouche (fellation).
Une fille ou un garçon ne sont pas toujours prêts pour des pratiques sexuelles avec pénétration, pour des raisons morales, de religion, ou personnelles.

Au vu de ces résultats scientifiques, la discrimination est patente. Les filles ne jouissent pas de l’égalité d’accès à la masturbation. L’infirmière du collège, fonctionnaire en charge des apprentissages sexuels, est-elle là pour y remédier ?

Parallèlement, victimes eux aussi de discriminations spécifiques, les juifs et les musulmans devraient exiger de l’école publique une version cacher du terme : « le gland se décalotte ».

Autres problématiques abordées :

  • « C’est quoi l’homosexualité ou la bisexualité ? », page 19.
  • « Pourquoi les garçons bandent-ils le matin ? », page 21.
  • « Pourquoi les filles mouillent-elles ? », page 20.

Feuilletez la brochure (plein écran disponible en cliquant sur le bouton situé en bas à gauche) et accédez aux réponses et aux autres questions soumises à nos enfants. Mauvaise foi de ma part : d’après la seconde page de couverture – et le titre du fascicule, ce sont les adolescents eux-mêmes qui sont les auteurs de ces questions… Nous voilà rassurés.

Si l’école ne veut plus instruire, elle se rachète au moins par des apprentissages sexuels de haut niveau.

Nous dormions. Il est temps de se réveiller.

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